Impérialisme et démocratie à Athènes

Inscriptions de l'époque classique

Aux Ve et IVe siècles, Athènes connut une période extraordinaire de son histoire, marquée par deux phénomènes complémentaires et indissociablement liés l'un à l'autre, l'impérialisme et la démocratie. Née sur le champ de bataille de Marathon, la volonté de domination des Athéniens sur l'ensemble du monde grec se manifesta sans aucun scrupule et ne cessa de hanter les esprits, même dans les moments de doute. En parallèle, la cité se dota d'institutions de plus en plus démocratiques, marquées par un sévère contrôle des prérogatives des magistrats et une stricte limitation des ambitions de l'aristocratie. Jusqu'à ce que la poussée macédonienne, sous les coups de boutoir de Philippe, d'Alexandre et de leurs successeurs, bride pour jamais les ambitions internationales d'Athènes et abolisse la démocratie ancestrale.
Pendant que la cité affirmait sa suprématie militaire un peu partout en Grèce, les Athéniens mirent en scène leur propre histoire en faisant graver des stèles de marbre rappelant les traités passés avec les alliés-sujets, en publiant les lois et décrets votés par le peuple, en multipliant les dédicaces, tant publiques que privées, aux dieux. L'agora, l'acropole, les sanctuaires se couvrirent peu à peu d'inscriptions, irremplaçables documents pour comprendre une histoire en train de se faire. Ce sont ces textes, reflétant l'image d'une cité sûre d'elle-même et dominatrice, qui sont ici traduits et commentés.

Patrice Brun est professeur d'Histoire ancienne à l'Université Michel-Montaigne de Bordeaux. Il a notamment publié Les archipels égéens dans l'Antiquité grecque (Paris 1996), de L'orateur Démade (Bordeaux 2000) et, chez Armand Colin, Le monde grec à l'époque classique (2003).


En savoir plus


Présentation


Aux Ve et IVe siècles, Athènes connut une période extraordinaire de son histoire, marquée par deux phénomènes complémentaires et indissociablement liés l'un à l'autre, l'impérialisme et la démocratie. Née sur le champ de bataille de Marathon, la volonté de domination des Athéniens sur l'ensemble du monde grec se manifesta sans aucun scrupule et ne cessa de hanter les esprits, même dans les moments de doute. En parallèle, la cité se dota d'institutions de plus en plus démocratiques, marquées par un sévère contrôle des prérogatives des magistrats et une stricte limitation des ambitions de l'aristocratie. Jusqu'à ce que la poussée macédonienne, sous les coups de boutoir de Philippe, d'Alexandre et de leurs successeurs, bride pour jamais les ambitions internationales d'Athènes et abolisse la démocratie ancestrale.
Pendant que la cité affirmait sa suprématie militaire un peu partout en Grèce, les Athéniens mirent en scène leur propre histoire en faisant graver des stèles de marbre rappelant les traités passés avec les alliés-sujets, en publiant les lois et décrets votés par le peuple, en multipliant les dédicaces, tant publiques que privées, aux dieux. L'agora, l'acropole, les sanctuaires se couvrirent peu à peu d'inscriptions, irremplaçables documents pour comprendre une histoire en train de se faire. Ce sont ces textes, reflétant l'image d'une cité sûre d'elle-même et dominatrice, qui sont ici traduits et commentés.
Patrice Brun est professeur d'Histoire ancienne à l'Université Michel-Montaigne de Bordeaux. Il a notamment publié Les archipels égéens dans l'Antiquité grecque (Paris 1996), de L'orateur Démade (Bordeaux 2000) et, chez Armand Colin, Le monde grec à l'époque classique (2003).

Caractéristiques

Pages

352


Collection

Histoire


9782200269289

EAN papier

EAN EPUB

9782200242510


Droit d'usage
En savoir plus
Nb pages copiables 70
Nb pages imprimables 352
Taille du fichier 2877 Ko

Prix

32,99 €



Suggestions personnalisées

Le travail sur archives
À la recherche d'Alésia
Le monde grec - 3e éd.
Connaissez-vous vraiment la Seconde Guerre mondiale?
collection1
 
collection 2
 
collection 3
 
collection 4

C est ici le meme sujet